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Les soirées d’été sont loin en ce début janvier ? Rassurez-vous, il vous est possible de retrouver l’esprit désinvolte du feu de camp… dans une bouteille – je dirais même dans deux bouteilles : la Double Porter et la Fumée Massive. Issues de la ligne Simple Malt de Brasseurs Illimités, ces deux cousines partagent un arôme commun, mais elles ne se distinguent pas moins du lot.
D’abord la Double Porter, un concentré complexe d’arômes qui ne se développe qu’à leur meilleur si l’on suit les recommandations de service et que l’on déguste à une température avoisinant les 12 oC. Elle ne peut être considérée à sa juste valeur qu’après quelques gorgées. D’entrée de jeu, c’est l’aspect torréfié qui domine, puis s’y joint un arrière-goût de céréales rôties, pour terminer sur une note mélassée qui donne une interminable longueur en bouche. Bien sûr, à chaque gorgée l’expérience est différente car la Double Porter n’est pas de ces bières qui se laissent démystifier trop facilement. Vue sa polyvalence, elle peut très bien revêtir l’apparat de l’apéro ou la délicatesse du digestif.
Pour les plus audacieux l’accord avec les plaisirs de la table n’est pas à négliger. Il ne reste plus qu’à cuisiner un plat tout en arôme pour appuyer la complexité de la Porter, steak sur le grill ou ragoût aux saveurs bien appuyées, à vous de choisir ! Que dire de son incorporation dans la cuisine si ce n’est qu’elle offre, encore une fois, un si riche terreau d’expérimentation qu’il serait triste de vouloir la réduire à une seule vocation.
On peut d’ailleurs goûter les miracles qu’elle contient en essayant la marinade à l’anis étoilée conçue par notre chef-boucher Bernard Coat.
Après toutes ces éloges, il ne faudrait tout de même pas oublier la Fumée Massive dont le nom est à peine assez fort pour prévenir le dégustateur de l’expérience qui l’attend sous la capsule. Si la Porter se laissait découvrir tranquillement, la Fumée Massive affirme qui elle est dès la première gorgée. Noire, opaque, sirupeuse, réconfortante, ne vous laissez pas impressionner par les 8,6% d’alcool qu’elle affiche, pas besoin d’aimer faire la grimace pour savoir l’apprécier.
Elle est un tout cohérent d’arômes de caramel, de fumée de bois et d’une bagatelle de parfums et d’effluves rappelant le réconfort du chalet au fond des bois. Malgré toutes ces saveurs fortes et tranchées, je la recommande tout de même aux amateurs modérés, voire aux néophytes en matière de bière car, plus qu’une bière, c’est un véritable élixir de détente.
Passez-donc chercher votre feu de camp en bouteille et organisez-vous une soirée en forêt… à domicile !